NL | FR | EN

Vision

La santé : un droit fondamental

L'Organisation Mondiale de la Santé définit la santé comme un état de bien-être physique, mental et social. Il est évidemment impossible de garantir la santé à chaque individu. Mais il est à notre portée de contribuer à la création d'un environnement offrant aux individus ont les meilleures chances de vivre en bonne santé..

La santé est un droit fondamental de l'homme et pose à ce titre des questions à la fois d'ordre social, économique et politique. Il est évident que jouir une bonne santé suppose la satisfaction de besoins essentiels (tels que manger, boire, s'habiller, disposer d'un toit…). Mais il y a plus. La santé dépend également du niveau de sécurité d'un environnement et du niveau d'accès à l'enseignement, à la formation et à l'emploi. Un environnement dans lequel filles et femmes disposent par ailleurs des mêmes droits et des mêmes opportunités que les hommes.

Nous habitons tous la même planète, un écosystème immense mais fragile que nous nous devons de partager honnêtement et équitablement avec l'ensemble des êtres vivants. D'où la notion de développement durable, qui implique le dépassement de préoccupations égoïstes sur le plan économique et politique pour concevoir des plans à long terme. Une telle démarche exige une redistribution des pouvoirs et des finances. Le principe de l'accès universel à la santé et à l'hygiène est inséparable de la notion de développement durable.

Déclaration sur les "Soins de Santé pour Tous"

Problématique internationale de la santé

Au Sud, les problèmes de santé ont toujours constitué un sérieux handicap dans la vie quotidienne et le développement en général. Les dernières décennies ont vu la propagation du VIH/sida, les progrès de maladies existantes telles que le paludisme et la tuberculose et l'éclosion de nouvelles pathologies.

Les déficiences des services de santé ont mené de nombreux pays et régions à des situations catastrophiques. Une réponse rapide et adéquate s'impose tant pour les pays concernés que pour la communauté internationale. Il s'agit là d'un devoir moral, mais dont la portée est d'autant plus large que le bien-être général et la stabilité de ces pays est menacé.                     

Les investissements dans le secteur de la santé restent scandaleusement faibles dans les pays du Sud, en comparaison par exemple avec les dépenses militaires. Une prise de conscience politique croissante au Nord comme au Sud a néanmoins suscité un certain nombre d'initiatives mondiales en matière de santé, ainsi que l'attribution de moyens financiers substantiels. La cohérence et l'efficacité de ces programmes n'est certainement pas optimale et les fonds disponibles ainsi que la capacité d'utilisation restent encore insuffisants. Cependant, si les efforts actuels se renforcent, s'améliorent et se prolongent, l'espérance d'un meilleur avenir et de soins de santé accessibles se profile à l'horizon de millions d'êtres humains.

Il est clair que les pays concernés doivent diriger les opérations et disposer à cet effet des capacités nécessaires ou les développer. La coopération au développement peut ici jouer un rôle de soutien. Les forces vives doivent cependant venir des communautés et des gouvernements sur le terrain. L'élaboration d'un cadre de santé est de la responsabilité de la puissance publique. C'est à ce titre une motivation sociale qui doit guider les décideurs politiques pour l'organisation de soins de santé de qualité, accessibles à tous et au meilleur coût.

Et que font les acteurs belges ?

La Belgique est un petit pays, mais dispose d'une longue tradition dans le secteur de la santé publique internationale, en ce qui concerne l'aide humanitaire que la coopération au développement. Le gouvernement,  les ONGs, le monde académique et quelques fortes personnalités ont joué et jouent encore leur rôle en ce sens. Les acteurs belges partagent globalement une même vision de la santé publique internationale synthétisée dans la déclaration « Soins de santé pour tous». Cette déclaration a pris forme lors d'un colloque international organisé en octobre 2001 par la Coopération Belge au Développement et l'Institut de Médecine Tropicale, dans le cadre de la présidence belge de l'Union Européenne. La rédaction de cette déclaration a été préparée et appuyée par plus de 20 ministres de la Santé des pays du Sud et leurs délégués. Même dans un contexte rapidement évolutif, ses principes de base restent plus que jamais d'actualité.