Conférence

Soigner ! Qui s'en soucie ? - Conférence internationale de Be-cause health 2026 sur l'échec des soins en période de polycrise

Le mardi 20 octobre 2026, 10h – 17h (temps à Bruxelles), événement hybride
Le lien vers le livestream sera envoyé plus tard.

Egmont Palace, Rue des Petits Carmes - Karmelietenstraat 24b, 1000 Brussels
Visual for the conference: four people carrying an emergency aid box on a shattered slab -  in the Be-cause health colors (blue, black, white)

Contexte

L’urgence d’agir face à l’échec des soins en période de polycrise ? Nous devons agir !

Si la santé occupe une place importante dans de nombreux programmes politiques, la réalité pour des milliards de personnes est toute autre. Les erreurs médicales, les infections liées aux soins de santé et les complications chirurgicales sont des défis mondiaux aggravés par les arrêts souvent brutaux des financements internationaux, avec pour conséquence une hausse des complications et même des décès pourtant évitables. Malgré les efforts croissants pour améliorer leur qualité et la sécurité des patient·e·s, le fardeau des soins de mauvaise qualité devient de plus en plus alarmant. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime qu’environ 134 millions d’événements indésirables liés aux soins se produisent chaque année, entraînant près de 2,6 millions de décès. Ces chiffres ne reflètent pas des défaillances isolées, mais plutôt des faiblesses systémiques profondément enracinées dans les prestations de soins de santé, notamment des systèmes d’assurance qualité inadéquats, des cultures de sécurité fragiles, une sous-déclaration des incidents et une pénurie chronique du personnel de santé.

En même temps, les modèles de soins axés sur le marché mettent trop souvent l’accent sur le profit plutôt que sur les personnes, et encouragent le volume au lieu de la valeur. Les investissements dans les dimensions sociales des soins, dans la prévention et dans le soutien à long terme tout au long du continuum de soins deviennent de plus en plus insuffisants. L’urgence climatique, une crise sanitaire majeure, est passée au second plan. Les inégalités structurelles, renforcées par des vulnérabilités qui se recoupent, sont de plus en plus apparentes dans les systèmes de santé. Les patient·e·s et les personnes ayant vécu des expériences de soins problématiques sont souvent ignoré·e·s ou insuffisamment impliqué·e·s dans les décisions qui les concernent.

En nous appuyant sur les conclusions de la conférence de Be-cause health 2023, « Briser les tabous dans la santé mondiale », nous continuons à explorer une des questions fondamentales au cœur de la conférence de cette année : « Soigner ! Qui s’en soucie ? » : qui et quoi définissent véritablement les soins ? Et est-ce important ?

À travers trois axes la conférence aborde d’abord, à l’échelle macro, les enjeux de commercialisation des soins et d’injustices structurelles, avant de se pencher, à l’échelle micro, sur l’éthique des soins en mettant l’accent sur les approches centrées sur les patient·e·s.

Des soins de santé durables et de haute qualité, qui ne laissent véritablement personne de côté, nécessitent une cohérence et une harmonisation entre toutes ces dimensions, avec le/la patient·e fermement positionné·e comme point de référence central du système de santé.

L’événement est organisé par la plateforme Be-cause health, en partenariat avec la DGD (la Direction générale de la coopération au développement et de l’aide humanitaire du ministère belge des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de la Coopération au développement), qui en assure l’accueil.

L’événement bénéficie du soutien de la Belgian Association of Public Health (BAPH) et est placé sous le patronage de la Federation of European Societies for Tropical Medicine and Global Health (FESTMIH).

Note conceptuelle en Pdf
en fr

Programme


9.00 - 10.00 h
Café de bienvenue et enregistrement (Accueil et Atrium)

10.00 h – 11.00 h
Ouverture, Introduction & Discours d’ouverture (Salle Europe)

- Ouverture et bienvenue par Heidy Rombouts, Directorat Général pour le Développement au Coopération & l’Aide humanitaire (DGD)
- Présentation et importance de la plateforme « Be-cause health » par Özge Tunçalp, de l’Institut de Médecine Tropicale (ITM)
- Introduction à la conférence par Erick Mukala, président du comité scientifique de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kananga, en RDC
- When Access to Health Becomes Political Equity, Justice and the Fragility of Rights Based Healthcare by Taofeekat Adigun, University of Sheffield, UK

Dr Özge Tunçalp est une médecin et épidémiologiste distinguée qui occupe actuellement le poste de directrice générale de l’ITM depuis le 1er janvier 2025. Avant de rejoindre l’ITM, elle était médecin au sein du Département de la santé sexuelle et reproductive et de la recherche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), où elle a notamment participé au programme de recherche des agences des Nations unies et de la Banque mondiale (HRP). Elle a piloté des projets de mise en œuvre à grande échelle et de recherche en innovation, et a élaboré des recommandations fondées sur des données probantes ainsi que des outils de transfert des connaissances visant à générer un impact au niveau national, en mettant l’accent sur les soins prénataux et la qualité des soins. En collaboration avec des partenaires nationaux, régionaux et mondiaux, elle a utilisé des méthodologies quantitatives et qualitatives, ainsi que des approches innovantes, pour améliorer la qualité des soins de santé maternelle et périnatale, y compris les services d’avortement sans risque dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

Picture

Erick Mukala est maître de conférences en santé publique et en santé mentale publique à l’Institut supérieur des techniques médicales (ISTM) de Kananga, en République Démocratique du Congo. Il est le fondateur et président du Centre africain de recherche et d’appui aux systèmes de santé (CARASS) et expert senior au Centre de connaissances en santé en RD Congo (CCSC). Son expertise porte notamment sur l’intégration des services de santé mentale dans les soins de santé primaires et le renforcement des systèmes de santé. Il a précédemment occupé plusieurs postes au sein du Programme national de santé mentale de la RDC, notamment ceux de coordinateur provincial de la santé mentale, de chef de la division Formation et supervision, et de chef de la division Suivi, évaluation et recherche. Il est titulaire d’un master en écologie des maladies infectieuses de l’Université de Kinshasa, d’un master en santé publique de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et d’un doctorat conjoint en santé publique de l’Université libre de Bruxelles et de l’Université de Lubumbashi.

Photo Erick Mukala

Taofeekat Adigun est une penseuse systémique travaillant à l'intersection du développement international, de la philanthropie et de la santé mondiale. Son travail porte sur le financement, les partenariats et la transformation des systèmes, en mettant l’accent sur la manière dont les ressources, les institutions et les décisions politiques influencent l’équité et l’accès aux soins. Elle a contribué à des projets de renforcement des systèmes de santé, d’intervention en cas d’urgence de santé publique, d’égalité entre les sexes et d’innovation numérique en Afrique et en Europe. Taofeekat est également la fondatrice de Femme Circle, un réseau transfrontalier qui élargit les opportunités mondiales pour les jeunes femmes de couleur. Elle est titulaire d’un double master en santé publique et en développement international de l’université de Sheffield, au Royaume-Uni.

Taofeekat Adigun photo

Session 1 – La qualité sans frontières : équité et justice dans les soins à l’échelle mondiale (salle Sax, en français uniquement)


11:00 am - 12:30 pm
- Résultats d’une étude qualitative visant à analyser la manière dont les populations défavorisées accèdent aux systèmes d’orientation et de réorientation (RCR) dans deux districts sanitaires du nord du Bénin, en Afrique de l’Ouest, par Armelle Vigan Guezodje, Centre de recherche en reproduction humaine et en démographie (CERRHUD), Bénin
- Réduire l’inégalité d’accès et assurer la continuité des soins en santé reproductive et néonatale rurale : la télémédecine comme levier – Expérience du District Sanitaire de Sokone, Sénégal par Woré Fall, Enabel, Sénégal
- Réduire la commercialisation des soins hospitaliers par une tarification forfaitaire subsidiée : Expérience d’Enabel à l’hôpital Bondeko à Kinshasa, RD Congo par Jean-François Busogoro, Enabel, RDC
- Une approche d’amélioration de la qualité des soins mise en œuvre dans trois districts sanitaires ruraux du Niger, en complément des interventions de renforcement du système de santé menées dans le cadre du programme PASS-Sutura par le ministère de la Santé et Enabel, par Nimer Ortuño-Gutiérrez, Enabel, Niger

Armelle Akouavi Vigan, épouse Guezodje, est titulaire d’un doctorat en socio-anthropologie du développement, obtenu à l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin. Elle travaille au Centre de recherche en reproduction humaine et en démographie (CERRHUD), où elle contribue à des travaux de recherche et d’appui aux programmes de santé.

Ses travaux portent principalement sur les interactions entre les communautés et les systèmes de santé, avec un intérêt particulier pour les maladies non transmissibles, la qualité, l’accessibilité et l’acceptabilité des soins. Elle dispose d’une solide expérience en recherche qualitative et opérationnelle, en évaluation de programmes, ainsi qu’en apprentissage, capitalisation et valorisation des expériences.

À travers ses travaux, elle contribue à la production et à la mobilisation de connaissances en vue de renforcer des systèmes et des politiques de santé plus équitables, accessibles et adaptés aux réalités socioculturelles des populations.

Armelle Vigan photo

Woré Fall est experte en e-santé chez Enabel Sénégal, où elle contribue à la stratégie de santé numérique, à la croisée des politiques nationales, des architectures d’interopérabilité et des déploiements opérationnels sur le terrain.
Ingénieure en informatique avec plus de 10 ans d’expérience – allant du développement de logiciels médicaux à la gouvernance stratégique des systèmes d’information, en passant par le dialogue institutionnel sur les politiques de santé numérique –, elle possède une expertise à la croisée des systèmes d’information de santé, de la télémédecine, de l’interopérabilité et de l’amélioration des processus de soins. Dans le cadre de l’intervention en matière de santé relevant du portefeuille de coopération Sénégal-Belgique, elle contribue à des initiatives visant à améliorer l’accès aux soins et leur continuité dans les zones rurales, ainsi qu’à renforcer la transparence de la chaîne d’approvisionnement en médicaments au titre du programme MAV+ financé par l’UE. Plus largement, son travail porte sur l’utilisation stratégique de la technologie pour contribuer à la création de systèmes de santé plus accessibles, intégrés, résilients et équitables.

Woré Fall photo

Jean-François Busogoro est médecin de santé publique et expert en stratégie et leadership en matière de santé. Il possède près de vingt ans d’expérience dans le renforcement des systèmes de santé, la santé maternelle et reproductive, la protection sociale en matière de santé et le financement de la santé. Il a occupé des postes techniques et de direction au sein d’Enabel, de l’OMS et de programmes internationaux en RDC et au Burundi, alliant soutien aux politiques publiques, gestion de projets et appui aux systèmes de santé.
Auteur et coauteur de publications scientifiques et de partage des connaissances, il s’intéresse tout particulièrement à la transformation des systèmes de santé, à l’utilisation des données probantes pour éclairer la prise de décision et à l’élaboration de solutions durables adaptées aux contextes africains.

Jean-François Busogoro

Dr. Nimer Ortuño-Gutiérrez est un expert en santé publique et chercheur comptant plus de 20 ans d’expérience dans les soins de santé primaires et la lutte contre la tuberculose, la lèpre, la leishmaniose et d’autres maladies tropicales négligées. Il est titulaire d’un master en santé publique de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers et d’un doctorat en lutte contre les maladies et méthodes géospatiales. Il a travaillé en tant que conseiller médical au Burundi et en Guinée auprès des programmes nationaux de lutte contre les maladies et en tant que représentant de la Fondation Damien. De 2015 à 2025, il a occupé les fonctions de conseiller médical et de coordinateur de recherche au siège de la Fondation Damien à Bruxelles. Depuis 2025, il travaille au Niger en tant qu’expert en santé publique auprès d’Enabel, où il contribue au renforcement du système de santé dans le cadre du projet PASS-Sutura.

Picture

Session 2 – Comment prendre soin ? Placer le·la patient·e au centre (salle Europe)


11:00 am - 12:30 pm
- Analyse des arrangements institutionnels d’une plateforme de veille citoyenne pour renforcer la redevabilité et la participation des usagers dans le cadre de la CSU : expérience pilote dans deux zones de santé de la Tshopo (RDC) par Aloys Zongo, Enabel, RDC
- Comment prenons-nous soin ? Placer le patient au centre” La participation citoyenne dans la gouvernance des systèmes de santé, à travers l’expérience de la PNUSS au Bénin par Nihad Agoligan, Centre de recherche en reproduction Humaine et en démographie (CERRHUD), Bénin
- Faire face aux tensions entre la production pharmaceutique guidée par le marché et le droit fondamental à la santé dans un contexte fragile, par Kashi Carasso, hera, Belgique
- Transformer les rapports de pouvoir pour des soins centrés sur le patient : rôle des prestataires dans le développement des mutuelles de santé au Bénin et en Guinée par Samuel Bosongo Itigaino, Centre de Connaissances en Santé en RDC, RDC

Aloys Zongo est médecin spécialisé en santé publique et économiste de la santé. Il est chef de projet pour la santé et la protection sociale (SPSS) et la lutte contre les violences sexuelles et l'impunité (LVSI), en poste à Kisangani (RDC). Le Dr Zongo a acquis une expérience dans le renforcement des systèmes de santé et du financement de la santé dans plusieurs pays, notamment au Burkina Faso, au Niger, en Guinée et en RDC.

Aloys Zongo photo

Nihad Jessica Eyitayo Agoligan Tometin est assistante de recherche au Centre de recherche en reproduction humaine et en démographie (CERRHUD) au Bénin, où elle travaille depuis 2023 sur le financement de la santé, l’intégration de la dimension de genre et l’accès aux soins. Economiste de formation, elle est spécialisée dans les méthodologies d’évaluation quantitative, qualitative et réaliste appliquées à la recherche sur les systèmes de santé. Elle a suivi une formation complémentaire en politique et gouvernance de la santé à l’Institut de médecine tropicale d’Anvers, où elle poursuit actuellement un master en santé publique.
 

Nihad Agoligan Photo

Kashi Carasso est une experte en santé publique, pharmacienne de formation, qui compte 25 ans d’expérience dans le renforcement des systèmes pharmaceutiques et l’amélioration de l’accès à des médicaments de qualité dans des contextes fragiles et touchés par des conflits. Elle a travaillé avec des ONG et des agences des Nations unies, enseigne dans le milieu universitaire et est membre active de QUAMED. Depuis dix ans, elle est associée chez hera (www.hera.eu), où elle occupe actuellement le poste de présidente du conseil d’administration. Elle a récemment mené des analyses du marché pharmaceutique en Afghanistan, au Yémen, en Syrie et au Tchad, en examinant les tensions entre les intérêts du secteur privé et les priorités de santé publique. Parallèlement, Kashi travaille comme thérapeute spécialisée dans les traumatismes auprès de réfugiés et de migrants sans papiers aux Pays-Bas.

Kashi Carasso photo

Samuel Bosongo Itigaino est docteur en médecine diplômé de l’Université de Kisangani (2008) ; il est titulaire d’un master en santé publique (politique et gestion des systèmes de santé) de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers (2017), d’un master en coopération internationale et aide humanitaire de l’Institut Kalu (2020) et d’un doctorat en sciences de la santé publique de l’Université libre de Bruxelles (2025). Il possède 17 ans d’expérience au sein du système de santé de la RDC, où il a exercé en tant que clinicien, médecin-chef dans des zones de santé et chargé de mission technique auprès d’ONG internationales. Il poursuit actuellement une carrière de chargé de cours et de chercheur à l’université de Kisangani, ainsi que d’expert senior en santé publique au Centre de connaissances en santé de la RDC. Ses travaux portent principalement sur la gouvernance et le renforcement des systèmes de santé, la couverture sanitaire universelle, l’évaluation des politiques et programmes de santé, ainsi que les relations entre les prestataires de services, les communautés et les organisations de protection sociale dans le secteur de la santé.

Samuel Bosongo photo

12:30 – 1:20 pm
Lunch break (Atrium)

Programme Afternoon


1:30 – 2:20 pm
Conclusion & keynote (Europe room)

- Conclusion des sessions du matin par Erick Mukala, RDC
- Ouverture des sessions de l’après-midi par Roméo Matsas (Alliance nationale des Mutualités chrétiennes)
- Introduction à la keynote par Jean Van Wetter (Enabel)
- Les frontières de la santé, tracées entre les risques et leur inscription à l’agenda politique : le cas de deux enjeux de pollution de l’eau, l’un au Nord et l’autre au Sud, par Julie Meunier (CIRAD, France)

Julie Meunier a obtenu un master à l’Institut d’études politiques de Strasbourg, en partenariat avec l’Université de médecine, intitulé « Santé et environnement politique ». Elle a ensuite été recrutée par le CIRAD pour travailler sur l’initiative PREZODE, une initiative internationale axée sur l’approche « One Health ». Elle est actuellement doctorante au CIRAD (unité ASTRE) et à l’IRD (CEPED). Sa thèse porte sur l’approche « One Health » et ses relations entre les différentes échelles, avec un accent particulier sur sa mise en œuvre au Sénégal et le dialogue entre science et politique.

Picture Julie Meunier

Session 1 – Santé Mentale (salle Europe)


2:20 – 3:50 pm
- Intégrer la santé mentale périnatale dans les services de santé maternelle et infantile en Éthiopie et en Guinée : une analyse des systèmes complexes des politiques et de leur mise en œuvre, par Anteneh Asefa, Institut de médecine tropicale (ITM), Belgique
- « …alors je ne serais un fardeau pour personne » : vivre avec des problèmes de santé mentale et leurs déterminants et y faire face dans l’Essex, par Doofan Udendeh, University of Essex, Royaume-Uni
- Étude de cas basée sur la pratique : fournir des soins de santé mentale spécialisés de haute qualité au sein des communautés dans des contextes post-conflit, y compris pour les personnes confrontées à des traumatismes, au SSPT et à une dépression sévère, par Marieke Janssen, CCVS International, Ouganda
- Friendship Bench : un modèle communautaire fondé sur des données probantes pour élargir l’accès à des soins de santé mentale de qualité dans les contextes à faibles ressources, par Esther Tumbare, Friendship Bench, Zimbabwe

Anteneh Asefa est un chercheur spécialisé dans les systèmes de santé, plus particulièrement dans les domaines de la santé maternelle, sexuelle, reproductive et infantile. Il est titulaire d’un doctorat en "Global Health" de l’université de Melbourne, ou ses travaux de recherche ont porté sur les obstacles liés aux systèmes de santé qui entravent la mise en place de soins de maternité respectueux, ainsi que sur les stratégies possibles pour y remédier. Il dirige actuellement des projets visant à concevoir et à tester des innovations (numériques) en matière de santé afin d’intégrer des soins de maternité respectueux et la santé mentale périnatale dans les services de santé maternelle et de prévention de la transmission mère-enfant (PTME). En reconnaissance de ses contributions à la santé mondiale, Anteneh a été sélectionné comme boursier de plusieurs programmes prestigieux, notamment le Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders, les Emerging Voices for Global Health, les Maternal Health Young Champions, les Policy Communication Fellows et les New Voices in Global Health.
 

Anteneh Asefa photo

Doofan Udendeh est chercheuse au sein du GEMMS Global Health Research Group, financé par le NIHR, au Centre for Global Health and Intersectional Equity Research de l’Université d’Essex. Dans le cadre de GEMMS, une partie de ses travaux porte sur la manière dont la précarité de l’emploi et du logement, la faiblesse de la protection sociale et les inégalités de genre influencent les expériences de violence et la mauvaise santé mentale chez les migrants internes au Cambodge. Dans le cadre du projet INNOVATE: Mobilising Community Assets to Tackle Health Inequalities, financé par l’Arts and Humanities Research Council (UKRI), elle étudie comment les inégalités sociales et structurelles s’accumulent tout au long de la vie et façonnent la détresse psychologique, l’accès au soutien et les parcours au sein des systèmes de soins dans l’Essex. Elle contribue également au programme CoastGEM, qui examine les inégalités tout au long des parcours de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Avant de rejoindre l’Université d’Essex, elle a travaillé avec la Planned Parenthood Federation of Nigeria afin de promouvoir un accès plus équitable à l’information et aux services en matière de santé sexuelle et reproductive. Dans l’ensemble de ses travaux, elle s’intéresse à l’équité en santé sous un angle intersectionnel et veille à ce que les expériences vécues des personnes concernées contribuent à orienter la recherche, les politiques publiques et les pratiques.

Doofan picture

Marieke Janssen est la directrice générale de CCVS Ouganda. CCVS associe un accompagnement psychologique individuel, familial et collectif à des actions visant à renforcer le soutien local, à réduire la stigmatisation et à améliorer les filières d’orientation. L’organisation propose des soins de santé mentale accessibles et de haute qualité à proximité du lieu de vie des personnes. Au cours des cinq dernières années, le CCVS a apporté un soutien à plus de 3 000 enfants, jeunes et adultes grâce à des soins de santé mentale professionnels, a touché plus de 20 000 personnes par le biais d’actions de proximité et de sensibilisation au sein des communautés, et a formé plus de 500 acteurs aux soins tenant compte des traumatismes, aux premiers secours psychologiques et à l’accompagnement par des non-professionnels. Marieke possède plus de 20 ans d’expérience dans le domaine du développement social et de l’action humanitaire en Afrique de l’Est, notamment grâce à ses fonctions précédentes au sein de War Child Holland et de Youth Challenge International, et est titulaire d’un master en santé publique de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

Marieke Janssen picture

Esther Tumbare MBChB, Dip Psych, MPH est médecin de santé publique et directrice générale de Friendship Bench Zimbabwe, une organisation pionnière qui transforme l’accès aux soins de santé mentale grâce à des solutions fondées sur des données probantes et portées par les communautés. Elle apporte une vaste expérience en matière de direction dans le domaine de la santé publique et de renforcement des systèmes de santé à travers l’Afrique, ainsi qu’une passion profonde pour l’amélioration des résultats en matière de santé et de santé mentale des populations défavorisées. En tant que leader de la pensée dans le domaine de la santé mentale communautaire, elle s’engage à faire le lien entre les données scientifiques, les politiques et les pratiques afin de promouvoir des systèmes de santé mentale équitables et durables. Elle défend ardemment l’innovation menée par les Africains et veille à ce que les solutions élaborées au sein des communautés soient reconnues et diffusées à l’échelle mondiale. Au cœur de son travail se trouve la conviction que chacun, quel que soit son lieu de vie ou sa situation, devrait avoir accès à un accompagnement de qualité en matière de santé mentale.

Esther Tumbare picture

Session 2 - SRHR (Sax room, English only)


2:20 – 3:50 pm
- Healthcare beyond survival: Patient‑centred care, stigma, and power in burns survivorship in India by Pratishta Singh, The George Institute for Global Health, India
- Bridging the Last Mile: How Mama Rescue Transportation Initiative Addresses Delay 2 in Accessing Maternal Health Care in the Rwenzori Region, Uganda by Kensita Sharon, Enabel, Uganda
- Maternal healthcare inequalities experienced and reproduced within formal healthcare systems in southern Nigeria, by Josephine Aikpitanyi, Université Catholique de Louvain, Belgium

Pratishtha Singh est une chercheuse en santé publique originaire d’Inde qui compte plus de cinq ans d’expérience dans ce domaine. Elle est actuellement doctorante à l’Université de New South Wales, où sa thèse porte sur la violence de genre et la sécurité en matière de mobilité chez les femmes et les personnes de genres divers, avec un accent particulier sur l’Inde. Elle occupe également le poste de chercheuse associée au George Institute for Global Health, où ses travaux portent sur la prévention des blessures. Ses intérêts de recherche se situent à l’intersection entre le genre, la mobilité, la santé et les inégalités structurelles ; ses travaux antérieurs ont porté sur la santé reproductive, la violence sexiste et la recherche sur les systèmes de santé. Elle est boursière du programme « Emerging Voices for Global Health » (2024).

Pratishta Singh photo

Kensita Annet Sharon est une spécialiste de la protection sociale et de l'inclusion financière qui compte plus de 20 ans d'expérience dans les domaines de la finance rurale, de la protection sociale et du financement de la santé communautaire. Elle est titulaire d'un master en études du développement, de diplômes de troisième cycle en microfinance et en planification et gestion de projets, ainsi que d'une licence en sciences de l'éducation. Elle possède une vaste expérience dans la conception et la mise en œuvre de programmes visant à renforcer l'inclusion financière et la protection sociale des communautés vulnérables. ​

Picture

Josephine Aikpitanyi est économiste de la santé publique et chercheuse interdisciplinaire spécialisée dans la santé maternelle ; ses travaux portent sur le recours aux soins, la prise de décision comportementale et les inégalités sociales en matière de santé dans les contextes à faibles ressources. Ses recherches associent l’économie de la santé, les sciences du comportement et les méthodes qualitatives afin de comprendre les facteurs qui influencent les choix et les expériences des femmes en matière de soins de santé. Ses travaux actuels portent sur la prise de décision en matière de soins de santé maternelle en Afrique subsaharienne, notamment sur le rôle des dispositions psychologiques, des croyances spirituelles et culturelles, ainsi que des soins centrés sur la patiente. Elle mène également des recherches en évaluation économique et en politique de santé, avec pour objectif d’améliorer l’efficacité et l’équité des systèmes de santé. Elle est titulaire d’un doctorat en santé publique obtenu à l’Université catholique de Louvain, en Belgique.

Josephine Aikpitanyi

Session interactive : De l’action locale à l’impact mondial : approches communautaires holistiques pour les maladies non transmissibles (salle Europe)


3:50 - 4:50 pm
- Changement de paradigme : des stratégies de santé centralisées et descendantes vers des modèles participatifs et communautaires pour renforcer la résilience en matière de santé des adolescent·es dans les zones rurales du Bengale-Occidental, par Ketaki Das, West Bengal Voluntary Health Association, Inde
- De l’action locale à l’impact mondial : approches communautaires holistiques des maladies non transmissibles, par Karel Gyselinck, Enabel, Belgique
- Parcours de soins pour le cancer (du sein) au Bénin du point de vue des usager·ères, par Nadja De Groote, Enabel, Bénin

Ketaki Das occupe le poste de chargée de recherche en santé publique au sein de l’Association bénévole pour la santé du Bengale occidental (WBVHA) et possède plus de deux décennies d’expérience dans le renforcement des systèmes de santé et le développement communautaire. Anthropologue de formation, son travail s’articule autour de l’intersection entre la conception de la recherche, la mise en œuvre de projets et leur transposition en politiques publiques. Dr Das a dirigée un large éventail d’initiatives d’évaluation, notamment des analyses rigoureuses de l’impact social et des besoins communautaires à l’échelle des différents contextes sanitaires régionaux. Ses analyses comblent systématiquement le fossé entre les réalités du terrain et le plaidoyer politique de haut niveau, faisant ainsi progresser les cadres favorisant une équité sanitaire durable. Ses contributions académiques à la pratique contemporaine de la santé publique font l’objet de nombreuses publications dans des ouvrages, des rapports sectoriels et des revues à comité de lecture.

Ketaki Das picture

Karel Gyselinck est médecin et titulaire d’un master en santé publique de l’ITM d’Anvers ; il compte 34 ans d’expérience. Après avoir exercé comme médecin généraliste en Belgique pendant deux ans, il a travaillé cinq ans en Zambie en tant que médecin hospitalier dans un hôpital de district rural et en tant que directeur sanitaire de district. Il a ensuite occupé pendant 12 ans le poste de directeur médical de l’ONG internationale Memisa Belgique. Depuis 2006, il travaille comme expert en santé publique à l’Agence belge de développement Enabel. Il est actuellement coordinateur de l'unité « Santé et protection sociale » chez Enabel. De 2010 à 2018, Karel a présidé Be-cause health. Entre 2017 et 2024, il a été président de la FESTMIH, la Fédération européenne des sociétés de médecine tropicale et de santé internationale. Depuis 2019, il est membre du Comité d'examen technique de "Global Fund".
 

Karel photo

Nadja De Groote est une experte en santé publique avec plus de 20 ans d’expérience, acquise notamment lors de missions sur le terrain avec Médecins Sans Frontières et à des postes stratégiques au sein d’Enabel au Bénin. Son travail porte principalement sur la protection sociale, les droits des patients, l’engagement communautaire et l’accès équitable aux soins de santé. Elle soutient les initiatives menées au niveau local et la recherche-action, en particulier dans le domaine des maladies non transmissibles et de la prise en charge des populations vulnérables.

Picture

4:50 - 5 pm
Discours de clôture par M. Maxime Prévot, Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement

5 - 6 pm
Verre de clôture
- Mot de départ et invitation à la réception par Valérie Van Belle, présidente du Comité de pilotage de Be-cause health (Alliance nationale des Mutualités chrétiennes)

Maxime Prévot a débuté sa carrière professionnelle en tant que consultant dans le secteur public pour PwC et IBM, contribuant à des évaluations de politiques tant pour la Commission européenne que pour les gouvernements belges. Il s’est lancé dans la politique en 2004 et a rapidement gravi les échelons au sein du parti centriste cdH (aujourd’hui Les Engagés), dont il est devenu le directeur politique à seulement 26 ans.

Au fil des ans, Prévot a occupé des mandats élus à tous les niveaux de gouvernement – local, régional et fédéral –, notamment en tant que maire de Namur et vice-président du gouvernement wallon. En 2019, il a pris la tête du cdH et a mené sa transformation en « Les Engagés », un mouvement politique moderne et tourné vers la société civile.

Sous sa direction, le parti a opéré un retour en force remarquable lors des élections de 2024, augmentant considérablement sa représentation parlementaire et intégrant à la fois le gouvernement wallon et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce renouveau a fait de Prévot l’une des figures politiques les plus influentes et les plus reconnues de Belgique.

À l’issue des élections, le roi Philippe l’a nommé médiateur royal afin de faciliter les négociations en vue de la formation d’une coalition fédérale. En février 2025, Prévot a été nommé vice-Premier ministre de Belgique et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération internationale.

Pic